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La 4ème édition de la Conférence Nationale Humanitaire

Le 22 mars 2018

La fondation Sanofi Espoir participe à la 4ème édition de la Conférence Nationale Humanitaire organisée le 22 mars 2018 par la cellule de crise du Ministère de l’Europe et des affaires étrangères avec laquelle nous avons signé un accord de collaboration fin 2017 pour la réponse aux crises sanitaires.

  La 4ème édition de la Conférence Nationale Humanitaire

 

130 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire immédiate.

2/3 des crises durent plus de 10 ans.

Les épidémies qui se développent au sein des crises nécessitent des actions sanitaires sans précédent.

Au-delà des attaques visant les personnels médicaux et les hôpitaux, la privation de soins y compris à l’encontre des civils, est de plus en plus utilisée par les parties aux conflits comme une arme de guerre.

Les besoins sont grandissants mais les moyens ne suivent pas. Il faut « plus » mais il faut aussi et surtout « mieux ».

Il y a certes un besoin impérieux de contrôler et prévenir les prochaines pandémies mais aussi, pour être plus efficace, il faut développer les capacités et la résilience des pays et des populations. Il faudrait modifier nos propres indicateurs et regarder les choses sous un angle différent : au lieu de comptabiliser le nombre de personnes prises en charge ou soulagées, il vaudrait mieux mesurer l’autonomisation de ces populations (nombre de personnes qui ont pu s’intégrer au sein de la communauté). Il faudrait favoriser le traitement durable des crises et rompre les silos « humanitaires » / « développement » pour mieux prendre en charge la vulnérabilité post crise, améliorer la résilience et le développement des acteurs locaux.

La transparence des coûts et le développement des acteurs locaux est un des enjeux de l’efficience. Il faut absolument s’assurer que la majorité du financement va aux bénéficiaires et limiter les pertes dues aux sous-traitances locales par des acteurs globaux. Autre enjeu : la collecte de données. La Recherche et les sciences ont un rôle à jouer.

Aucun acteur n’est pertinent s’il agit seul. Il faut travailler ensemble. Mettre ensemble nos données, partager au maximum, regarder le positionnement de chacun, ne pas nuire. Cela passe par des actions combinées. Travailler en réseau, en synergie, en complémentarité n’est pas fusionner, mais devrait permettre d’obtenir un impact significatif et durable.