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Solidarité Japon – Un an après

15 mars 2012

Japon - Un an après


Le 11 mars 2011, un séisme de magnitude 9 sur l’échelle de Richter frappe le nord-est du Japon. La secousse, enregistrée à environ 130 kilomètres de la côte, déclenche un tsunami dont la vague va ravager le littoral sur une distance de près de 500 kilomètres, submerger 433 000 km² de terres et provoquer des dégâts matériels et humains considérables.


Autre conséquence de ce tremblement de terre, le 12 mars, à 15h36, une explosion se produit dans la centrale de Fukushima Daiichi, située à 250 kilomètres au nord de Tokyo. Dans les jours qui suivent, une véritable course contre la montre s’engage pour tenter de refroidir les trois réacteurs endommagés, qui rejettent des émanations fortement radioactives.

Bilan de la catastrophe

  • 15 854 personnes décédées
  • 3 276 personnes disparues (bilan officiel)
  • 102 273 personnes évacuées après la catastrophe
  • 170 538 maisons détruites ou endommagées
  • 22,5 millions de tonnes de débris accumulées
  • 22 préfectures affectées


Le Groupe Sanofi, ses collaborateurs, la Fondation Sanofi Espoir, la filiale japonaise se sont mobilisés activement et dès les premiers instants auprès de la Croix-Rouge japonaise, pour venir en aide aux milliers de personnes affectées.
Grâce à 1 Million € apporté par la Fondation quelques jours après, complété par les 250 000 € de dons des collaborateurs, abondés par le Groupe à raison de 1€ pour 1€, et la mobilisation de la filiale japonaise, des programmes d’urgence et de post-urgence ont été mis en place.


Ces actions, toujours en cours dans les zones affectées,
s’organisent  autour de 3 axes :


Rétablir l’accès aux soins

Aménagement de plusieurs établissements temporaires et la reconstruction des centres municipaux. Soutien aux campagnes de vaccination contre la pneumonie à destination des personnes âges.



Recréer du lien social

entre les 100 000 familles relogées par la Croix-Rouge, parfois à plus de 150 kilomètres de chez eux : organisation de rencontres entre les familles, mises en place d’activités de groupe (manifestation sportives, animations récréatives pour les personnes âgées), création de centre de jeux couverts pour les enfants.

« Depuis que nous avons été évacués de notre maison à Namie, ville située dans la zone d’exclusion de vingt kilomètres, nous avons vécu dans notre voiture, dans des hôtels ou chez des amis, avant de nous installer dans un préfabriqué. Je suis très reconnaissante envers la Croix-Rouge d’avoir créé une aire de jeux en intérieur comme le“Smile Park”. J’ai le sentiment que les enfants payent le prix de nos angoisses et de nos décisions. C’est de notre faute s’ils ne peuvent plus jouer dehors. » Tamami Morino, mère de famille.


Apporter un soutien psychologique essentiel

en priorité aux enfants, aux personnes âgées et aux 120 000 personnes qui ont perdus leur emploi, particulièrement vulnérables : organisation de rencontres et d’échange avec les volontaires de la Croix-Rouge, formés spécifiquement et des psychologues.
« Le nombre de personnes qui assistent à ces séances a augmenté, montrant qu’elles s’inscrivent dans la durée et que les résidents eux-mêmes tendent désormais la main à ceux qui en ont le plus besoin », témoigne le docteur Toshiharu Makishima.




Les activités de post urgence de la Croix-Rouge vont se poursuivre en 2012, dans l’objectif de rendre l’accès aux services de santé plus solide et pérenne et de reloger les personnes sinistrées dans de vraies maisons, si possible dans leurs villages d’origine.

 
Je tiens en effet à vous adresser toute ma reconnaissance pour la mobilisation exceptionnelle dont vous avez fait preuve et pour la confiance dont vous témoignez à notre Mouvement. Il est très important pour une association comme la Croix-Rouge de pouvoir compter sur des partenaires tels que vous et sur la mobilisation de I'ensemble de vos collaborateurs…

Tadateru Konoé - Président de la Croix-Rouge japonaise, Président de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge


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