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Appel à projet “A midwife for every mother & baby”

La Fondation Sanofi Espoir soutient 6 nouveaux programmes de lutte contre la mortalité maternelle et néonatale

12 décembre 2013


 

La Fondation Sanofi Espoir, en partenariat avec la Confédération Internationale des sages-femmes (ICM), a lancé en avril 2013 un appel à projets « A midwife for every mother and baby » pour lutter contre la mortalité maternelle et néonatale dans les pays en développement, en particulier au bénéfice des populations les plus démunies, grâce au renforcement de la pratique des sages-femmes.


 
Sages femmes en consultation

141 projets provenant de 45 pays ont été reçu par la Fondation. Chacun des projets a été étudié avec soin. Un comité constitué d’experts de l’ICM et d’autres professionnels de santé : sages-femmes, médecins de santé publique, gynécologues et obstétriciens, s’est réuni le 20 juin 2013 pour sélectionner les 6 projets lauréats qui répondaient au mieux aux critères de sélection :

 
  • En Ethiopie avec un projet de l’association WAHA qui permettra de pallier au déficit des compétences des sages-femmes, à améliorer leur façon de s’organiser ainsi que le cadre de leur travail (infrastructure, équipement et matériel médical, transport des patientes etc.). En 3 ans, le projet remettra à niveau 184 sages-femmes exerçant en zones isolées, qui tuteureront 1 000 auxiliaires sages-femmes.
  • Au Sénégal et en Côte d’Ivoire avec un projet de 3 ans de l’AMREF qui a pour objectif de remettre à niveau 2 400 sages-femmes en zone rurale grâce au e-learning. Le cursus de formation sera déployé en année 1 au Sénégal, puis à partir de l’année 2, en Côte d’Ivoire, en partenariat avec l’Organisation Ouest Africaine de Santé, les ministères de la santé des deux pays, la Confédération Internationale des sages-femmes, les écoles de sages-femmes et 20 hôpitaux et centres de santé.
  • En Tanzanie avec un projet qui repose sur un jumelage entre les associations Canadiennes (CAM) et Tanzaniennes de sages-femmes, à travers un réseau déjà tissé. Déployé sur 6 zones défavorisées, le projet sur 3 ans renforcera les capacités de plus de 320 sages-femmes qui exercent en milieu rural et permettra de les remobiliser en proposant des ateliers de formation aux soins d’urgence, co-animés par des sages-femmes tanzaniennes et canadiennes et aussi d’organiser un maillage avec les accoucheuses traditionnelles des villages.
  • En Birmanie avec un projet de PU-AMI, concerne dans un premier temps la population du bidonville de Dala, puis la zone rurale de l’Etat de Kayin. L’objectif est de renforcer les compétences d’environ 170 sages-femmes par la formation continue et de créer un réseau de sages-femmes auxiliaires qui seront formées et accompagnées par des sages-femmes expérimentées, afin de faciliter l’échange d’informations et le référencement des urgences vers les centres de santé.
  • Au Cambodge avec un projet porté par Enfants & Développement pour appuyer la politique de Santé nationale, par la formation continue de 106 sages-femmes, avec évaluation régulière des acquis, montée en qualité de 5 centres de santé pour les urgence, formation de 133 doulas villageoises (accoucheuses traditionnelles) et mise en réseau avec les sages-femmes.
  • Au Mexique, le projet de l’association CASA contribuera à améliorer la qualité des programmes de formation des deux écoles de sages-femmes existantes agréées par le gouvernement du Mexique, en intégrant des formations numériques. Cela permettra d’augmenter le nombre de sages-femmes indigènes dotées de compétences cliniques et numériques de qualité, diplômées de ces écoles. Une équipe d’élite de 12 sages-femmes sera également formée pour devenir des mentors. D’ici à la fin du projet, 225 étudiantes du Mexique, du Panama, d’Équateur et du Guatemala seront inscrites et 139 d’entre elles obtiendront leur diplôme. Ces 139 sages-femmes pourront offrir leurs services à 69 500 femmes par année.

Ces 6 projets qui seront soutenus par la Fondation sur 3 ans permettront de former près de 4 200 sages-femmes dans 6 pays en développement d’ici 2015. Ils s’ajoutent aux programmes déjà en cours :