Dossier thématique

Stand up for African mothers

Campagne internationale de lutte contre la mortalité maternelle

En Afrique, une femme court 110 fois plus de risques de mourir en donnant la vie qu’en Europe. Un fléau pour les familles. Un lourd handicap pour le développement des pays africains. Pour lutter contre cette injustice, la Fondation Sanofi Espoir s’est associée à la campagne Stand up for African mothers dont l’objectif est de former 15 000 sages-femmes d’ici à 2015 pour réduire de 25% la mortalité maternelle en Afrique subsaharienne.

Alors que, dans les pays à hauts revenus, les soins pendant la grossesse ou l’accouchement nous semblent aller de soi, ils sont une exception en Afrique subsaharienne où, chaque année :

  • 200 000 mères femmes meurent au cours de la grossesse ou de l’accouchement faute d’avoir accès aux soins les plus basiques
  • 1,5 millions d’enfant africains se retrouvent privés de leur maman
  • Près d’une femme sur deux accouche seule, sans aucune aide ou assistance médicale (95% au Sud-Soudan)


C’est la plus grande inégalité au monde qui va même en se creusant dans certains pays africains où les risques de décès pendant la maternité sont en train d’augmenter. Cette situation intolérable n’affecte pas seulement des millions d’enfants orphelins dès leur naissance, elle sanctionne aussi le continent africain dans son ensemble car les femmes forment le cœur des communautés africaines : elles sont pourvoyeuses de vie, d’eau, d’éducation et de soins pour leur famille. Ce sont les garantes du développement économique et social du continent.

Pourtant, la plupart de ces décès pourraient être évités grâce à des interventions simples. Plus de 80% résultent de complications qui pourraient être prises en charge dans des centres de santé avec un service d’urgence et d’obstétrique de base. Grâce à des formations abordables et avec des équipements adaptés, il est possible de sauver des vies. En clair, si l’Afrique a besoin de ces mères, les mères, elles, ont besoin de sages-femmes.

 

Sauver la vie des mères africaines en formant 15 000 sages-femmes d'ici 2015

Si l’on se fie aux tendances actuelles, l’Afrique subsaharienne n’atteindra pas les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) en 2015. Les OMD 4 et 5, visant à réduire la mortalité maternelle et infantile, sont ceux pour lesquels le moins de progrès ont été réalisés. Si rien n’est fait, l’objectif 4 visant à résoudre la mortalité infantile en Afrique subsaharienne ne sera pas atteint avant 2165. L’objectif 5 qui vise à “améliorer la santé maternelle” est quant à lui désespérément hors d’atteinte. Seuls 2% de l’aide au développement est destiné à la santé maternelle, alors qu’investir dans la santé des femmes renforce la famille, les communautés et les pays. Les budgets familiaux, la productivité locale et toutes les richesses nationales fleurissent là où la santé maternelle est une priorité.

Pour faire accompagner le continent dans cette lutte contre la mortalité maternelle, la Fondation Sanofi Espoir apporte son concours à plusieurs programmes d’envergure en Afrique. C’est ainsi qu’elle soutient la formation de sages-femmes depuis 3 ans aux côtés de l’AMREF (African Medical and Research Foundation) et a décidé de s’associer à la campagne “Stand Up for African Mothers” pour sensibiliser l’opinion publique à la nécessité d’agir pour sauver les vies de tant de mères et d’enfants en danger. L’objectif est de former 15 000 sages-femmes d’ici 2015, année symbolique des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Concrètement, une sage-femme formée permet d’aider 500 femmes chaque année. Cela permettrait de réduire, selon les estimations, de 25% la mortalité maternelle.


Des formations sont prévues dans une quinzaine de pays d’Afrique de l’Ouest, de l’Est et Afrique Centrale, avec une priorité donnée à ceux qui manquent le plus cruellement de sages-femmes. Un objectif de nombre de sages-femmes formées a été établi par pays, en partenariat avec les Ministères de santé et de l’éducation. Les cursus seront adaptés à chaque pays et selon les cas, 18 mois pour une sage-femme communautaire, 30 mois pour une sage-femme semi-professionnelle, 4 à 4 ans pour une sage-femme professionnelle. L’e-Learning sera utilisé pour la remise à niveau des sages-femmes et des infirmières insuffisamment qualifiées, comme par exemple en Ouganda et au Sénégal.

 

L’AMREF, première ONG de santé publique en Afrique

L’AMREF Flying Doctors a été créée en 1957 pour venir en aide aux communautés les plus isolées d’Afrique. En plus de 55 ans, l’ONG a formé des dizaines de milliers de médecins, d’infirmières, d’agents de santé communautaires et de sages-femmes. Considérée comme le 1er mouvement humanitaire international africain (avec 7 millions de bénéficiaires, 10 000 agents de santé formés chaque année, 4 centres de formation accueillant des étudiants originaires de 35 pays africains), elle s’engage à améliorer de façon durable la santé des communautés africaines.

 

Signez la pétition

Décernons le Prix Nobel de la Paix 2015 aux sages-femmes africaines qui se battent pour les mères d’Afrique sur www.standupforafricanmothers.com.

L’objectif est d’atteindre 1 million de signataires d’ici 2015.