Dossier thématique

Lutter contre la mortalité maternelle et infantile, un enjeu au cœur du développement et de la lutte contre la pauvreté des pays


Plus de 360 000 femmes enceintes meurent chaque année en raison de complications pendant l’accouchement, 99% de tous ces décès maternels surviennent dans des pays en développement. On estime qu’en 2010, 1 enfant sur 22 est mort avant sa première année d’existence, soit 6,2 millions d’enfants morts dans le monde avant l’âge de 1 an. La plupart de ces décès infantiles ont lieu dans les pays en développement en particulier en Afrique Sub-saharienne qui concentre à elle seule 46% de ces décès, alors qu’elle n’abrite que 16% de la population mondiale.

Même si certains pays ont fait des progrès en matière de santé maternelle et infantile ces dernières années, il reste encore un énorme fossé entre les pays développés et ceux en voie de développement : le taux de mortalité infantile en Afrique subsaharienne est 24 fois supérieur à celui des pays industrialisés, et les femmes vivant dans les pays les plus pauvres sont 300 fois plus susceptibles que celles des pays industrialisés de mourir à cause de complications au cours de la grossesse ou lors de l’accouchement. Atteindre les Objectifs 4 et 5 du Millénaire pour le Développement signifierait réduire les taux de mortalité infantile de deux-tiers, et les taux de mortalité maternelle de trois-quarts d’ici 2015, ce qui semble désormais impossible. Mais ces chiffres doivent nous inciter à davantage d’action et d’engagement de la part des pays en voie de développement et des pays plus riches pour ensemble contribuer à améliorer la santé des mères et des enfants à travers le monde.

Les taux élevés de mortalité maternelle continuent d’être inacceptables dans de nombreux pays du monde en développement. En 2005, plus de 500 000 femmes sont mortes pendant leur grossesse, durant l’accouchement ou au cours des six semaines qui ont suivi la naissance.

En 2006, pour la première fois dans l’histoire, les taux annuels de décès d’enfants de moins de cinq ans sont passés en dessous de la barre des dix millions. Cependant, des millions d’enfants meurent chaque année de causes évitables. Un enfant qui naît dans un pays en développement risque 13 fois plus de mourir au cours des cinq premières années de sa vie qu’un enfant né dans un pays industrialisé.

Les besoins non satisfaits en matière de planification familiale – l’écart entre le désir affirmé d’une femme de repousser une grossesse à plus tard ou de ne pas avoir d’enfant, et l’utilisation effective de la contraception – ont reculé dans la majorité des pays dont les tendances sont perceptibles. Dans toutes les régions, c’est dans les ménages les plus pauvres que ce besoin est le moins bien satisfait.

Les nations Unies a fixé 3 objectifs à atteindre en 2015 :

1. Réduire de trois quarts, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité maternelle.

2. Rendre l’accès à la médecine procréative universel d’ici à 2015.

3. Réduire de deux tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans.


Pour en savoir plus :

 

La Fondation Sanofi Espoir, dont la mission est de contribuer à réduire les inégalités en santé et de lutter ainsi contre la pauvreté, a inscrit au cœur de ses priorités la lutte contre la mortalité maternelle et infantile dans les pays en développement.

Un engagement fort illustré par 15 projets, ciblant les populations de la base de la pyramide, dans 34 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine pour :

  • Améliorer l’éducation préventive par une approche communautaire et participative.
  • Renforcer la formation des acteurs de santé et améliorer la qualité des soins.
  • Innover pour proposer des solutions adaptées permettant une meilleure couverture santé.
  • Renforcer le maillage et la responsabilité de tous les acteurs de la chaîne de santé.
S'investir dans l'amélioration de la condition des femmes est l’une des stratégies les plus efficaces pour la société dans son ensemble car les femmes sont les principaux acteurs du développement et de la réduction de la pauvreté.

Jean-François Dehecq, Président de la Fondation Sanofi Espoir

 

Juan Antonio de Castro de Arespacochaga, Professeur et Directeur du Groupe de Politiques de Développement de l’Université Complutense de Madrid, Membre du Conseil d’Administration de la Fondation Sanofi Espoir, nous donne sa vision des Objectifs du Millénaires.

Juan Antonio de Castro de Arespacochaga - Membre du conseil d’administration  

 

Grace Kodindo, Médecin obstétricien de nationalité tchadienne, Professeur à la Columbia University Mailman School of Public Health de New-York, Membre du Conseil d’Administration de la Fondation Sanofi Espoir, nous parle de cette cause qui doit devenir une priorité de santé dans les pays en développement.

Grace Kodindo - Membre du conseil d’administration