Portrait

Esther Madudu, sage-femme ougandaise,
candidate au Prix Nobel de la Paix 2015

Esther Madudu


La campagne Stand up for African mothers soutient la candidature d’Esther Madudu, sage-femme africaine, comme représentante de toutes celles qui se battent au quotidien pour sauver la vie des mères.

A 32 ans, Esther fait partie de ces héroïnes de l’ombre qui se battent chaque jour contre la mortalité maternelle et infantile. Elle exerce le métier de sage-femme depuis l’âge de 21 ans dans un petit village du district de Soroti, en Ouganda. Elle travaille 24 h sur 24, mettant au monde entre 45 et 50 bébés par mois. Au centre de santé, le service de maternité est dépourvu d’électricité et les panneaux solaires ne fonctionnent pas, ce qui rend son travail très difficile.

 

L’e-learning, une clé pour la formation des sages-femmes

Esther a suivi les cours de remise à niveau organisé par l’AMREF en 2010. Aujourd’hui, elle est capable de prendre en charge une atteinte de paludisme chez une femme enceinte ou de faire face à un accouchement difficile. Elle est toujours en formation de renforcement des compétences en e-learning, une méthode qui se développe de plus en plus, pour permettre aux sages-femmes de rester dans leur centre de santé et de continuer à travailler en parallèle. Qui la remplacerait sinon ? Elle explique : “Quand on est sage-femme en Afrique, on est aussi conseillère car les femmes viennent vous voir avec tous leurs problèmes, leurs questions et leurs doutes. En plus des soins que nous prodiguons, nous devons sensibiliser les jeunes filles aux programmes du planning familial, accompagner les grossesses difficiles ou non désirées, prévenir la transmission du virus du Sida de la mère à l’enfant. Tout cela alors que les centres de santé manquent cruellement d’équipements… Il faut attirer l’attention du monde sur les besoins urgents de notre continent. Je ne suis qu’une sage-femme mais je fais le maximum dans des zones où personne ne se rend. Les gens doivent savoir ! Je suis fière de représenter toutes celles qui, comme moi, aident les femmes à ne plus accoucher seules. Car je sais que si je suis aujourd’hui en vie, c’est parce qu’une sage-femme a aidé ma mère à accoucher alors que je suis née prématurément.

 

Signez la pétition

Décernons le Prix Nobel de la Paix 2015 aux sages-femmes africaines qui se battent pour les mères d’Afrique sur www.standupforafricanmothers.com.

L’objectif est d’atteindre 1 million de signataires d’ici 2015.