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AMÉLIORER L’ACCÈS AUX TRAITEMENTS

 En Afrique, Asie ou Amérique latine, les populations vivant dans des zones très reculées n’ont pas accès au système de soins, ce qui rend le plus souvent impossible leur prise en charge.

Au Paraguay, 80% des enfants atteints de cancer habitent en zone rurale, loin d’un centre spécialisé. Pour eux, les chances de guérison étaient quasi nulles. Le projet soutenu par My Child Matters depuis 2009 a permis de décentraliser la prise en charge des enfants avec la création de quatre cliniques régionales, et de former des professionnels de santé au diagnostic précoce et aux différentes formes de cancer (leucémie, lymphome...), de manière à démarrer les traitements au plus tôt.

 “Nous avons sensibilisé les autorités au fait que les cancers de l’enfant sont curables. Les frais sont aujourd’hui mieux pris en charge par notre système de santé”.

Pr Angelica Samudio, Chef de service d’hémato-oncologie pédiatrique Hospital de Clínicas, National University Asunción

 Une aide sociale a également été mise en place de manière à apporter un soutien aux patients, à leur famille et aux personnels de santé. Aujourd’hui, le département d’oncologie pédiatrique de l’hôpital d’Asunción est un centre de référence pour le pays, le réseau de soins “Red Nacional de Atención del Cáncer Infantil” (ReNACI) a été déclaré d’intérêt public en 2009, et les soins sont mieux couverts par la sécurité sociale. Depuis le lancement du programme, 4 904 médecins et 1 600 infirmières ont été formés. Le taux de survie des enfants atteints de cancer a été multiplié par deux, et, depuis la mise en place des cliniques satellites, le taux d’abandon des traitements a pu être réduit à zéro.

Le taux de survie des enfants a été multiplié par 2 depuis 2009

ORGANISER LA CHAÎNE DE SOINS

 Dans les pays en développement, la majorité des enfants atteints de cancer est diagnostiquée trop tard. La maladie est à un stade avancé, la guérison n’est plus possible. En cause : le manque d’éducation sanitaire, une pénurie des moyens de diagnostic, l’éloignement des centres de santé et des populations peu armées face à la maladie.

Aux Philippines, My Child Matters a permis de multiplier par 4 en 10 ans le taux de survie des enfants en intervenant sur l’ensemble de la chaîne de soins : information au dépistage précoce, création d’un réseau de 37 établissements pour des soins de proximité, formation d’onco-pédiatres, infirmières, pharmaciens.

 “Seulement 1 enfant sur 3 était dépisté et traité à temps. Et de nombreuses familles renonçaient au traitement, faute d’information et de moyens”.

Dr Julius Lecciones, Executive Director, Philippine Children’s Medical Center, Manille

 70% des cancers sont aujourd’hui diagnostiqués à un stade précoce (30% auparavant), et le taux d’abandon des traitements est passé de 80% à 5%.

Un taux d’abandon des traitements divisé par 8, grâce notamment à la prise en charge partielle des coûts par les autorités de santé