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Notre planète a besoin des sages-femmes pour une raison simple : elles sauvent des vies ! Pourtant, elles manquent cruellement dans de nombreux pays, particulièrement en Afrique et en Asie où exercent seulement 42% des 300 000 accoucheurs qualifiés dans le monde, pour 78% des naissances mondiales. On estime qu’il

en faudrait deux fois plus, car, chaque année, 300 000 femmes meurent au cours de la grossesse, pendant l’accouchement ou des suites de couches, ainsi que 3 millions de nouveau-nés. La plupart de ces décès peuvent être évités si ces femmes, souvent pauvres et isolées, avaient accès à des services proches de leurs domiciles, fournis par des sages-femmes mieux formées, qualifiées, et mieux équipées. Certes, depuis la mise en place des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), la mortalité maternelle mondiale a chuté de 44% en 25 ans. En Afrique subsaharienne, le nombre de décès d’enfants de moins de 5 ans est passé pour la première fois sous la barre des 6 millions (de 12,7 millions par an en 1990 à 5,9 millions en 2015). Mais la mortalité néonatale n’a pas diminué, et les objectifs 4 et 5 des OMD sont loin d’avoir été atteints et les progrès réalisés sont très inégaux. Pour lutter efficacement contre ces décès évitables, nous avons donc le devoir d’agir et de recruter, former, et maintenir davantage de sages-femmes dans les pays qui en ont le plus besoin. Et notre défi est d’impliquer les donateurs, les gouvernements et les décideurs dans notre combat. On connaît généralement assez mal le rôle crucial que jouent les sages-femmes, non seulement pour des mères et des bébés qui, sans leur intervention seraient abandonnés à leur sort, mais aussi pour des populations entières prises au piège de la pauvreté. La mortalité maternelle a des conséquences directes sur les nouveau-nés, qui ont dix fois plus de risque de mourir, ainsi que sur la famille dont les coûts sont difficiles à mesurer. On estime que, chaque année, les décès évitables de mères et de nourrissons représentent une perte de productivité de 15 milliards de dollars.

“ Nous devons remédier à la grave pénurie de sages-femmes dans le monde : elles sauvent des vies et contribuent à briser le piège de la pauvreté”

LA VISION DE LA FONDATION : DONNER AUX SAGES-FEMMES DU MONDE ENTIER LES MOYENS DE PARTAGER LEURS EXPÉRIENCES ET DE VALORISER LEURS PRATIQUES

 Au départ de l’engagement de notre Fondation, il y a un constat : celui que les femmes sont des actrices clés du développement et de la lutte contre la pauvreté, que ce soit au sein de leur famille, de leur communauté ou de leur pays. C’est pourquoi notre Fondation, qui a fait de la réduction des inégalités en santé sa mission première, s’est engagée avec la Confédération Internationale des sages-femmes (ICM) et tous ses autres partenaires ONG pour appuyer le développement de programmes de long terme en Asie, Afrique, et Amérique latine, les continents qui paient le plus lourd tribut en matière de mortalité maternelle et néonatale.

 “Nous voulons renforcer la formation et la pratique des sages-femmes, et aussi mieux faire reconnaître leur rôle de premier plan”.

 C’est aussi pour mettre en valeur l’engagement des sages-femmes et leur permettre d’échanger leurs expériences, leurs projets et leurs idées, que nous avons créé la plateforme collaborative “Connec-ting Midwives” et les “Midwives for life Awards”, qui récompensent, parmi les nombreuses actions de terrain qu’elles mènent dans leurs villages et leurs communautés, celles qui sont le plus riches de sens et d’impact.